Depuis 2023, je suis Activateur France Num et Ambassadeur IA. Ce que j'ai vu au contact de centaines de dirigeants de TPE m'a profondément changé.
Ce que je croyais avant
Avant France Num, je pensais que les TPE qui n'étaient pas en ligne avaient un problème de compétences. Qu'il suffisait de leur montrer les outils — un Google Business Profile, une campagne Ads, un site WordPress — et que le reste suivrait.
C'est faux.
Ce que le terrain m'a montré
Le vrai frein, ce n'est pas la tech. C'est la confiance. « Je ne suis pas assez tech », « je me suis déjà fait avoir par une agence web », « ça marche pour les grands, pas pour moi ». J'ai entendu ces phrases des centaines de fois.
L'artisan boulanger de Tarascon qui refuse de créer une fiche Google parce qu'il « ne veut pas que les gens le jugent en ligne ». La fleuriste de Beaucaire qui a payé 3 000 euros pour un site que personne ne visite. Le restaurateur qui pense que le digital, c'est un truc de Parisiens.
Ces gens ne sont pas incompétents. Ils sont échaudés. Et ils ont souvent raison de se méfier ; le marché du « digital pour les petits » est rempli de vendeurs de rêve et de solutions clés en main qui ne fonctionnent pas.
Ce qui marche ; la confiance d'abord
Mon conseil après 300+ accompagnements France Num ; commencez par un seul cas d'usage. Un seul. Le dirigeant qui voit son Google Business Profile générer un appel le lendemain, celui-là, il est converti. Pas par un argumentaire ; par un résultat.
Les formations de 7 heures où on survole 15 outils, c'est fini. Ce qui marche, c'est de s'asseoir avec quelqu'un, de comprendre son métier, et de lui montrer un résultat concret dans son contexte à lui. Pas une démo générique ; son commerce, sa ville, ses clients.
Comment ça m'a changé
France Num m'a rendu meilleur consultant. Avant, j'optimisais des sites pour des gens qui savaient déjà ce qu'ils voulaient. Maintenant, je commence par écouter des gens qui ne savent pas encore qu'ils en ont besoin.
Ça m'a appris que la pédagogie compte plus que la technique. Que la patience compte plus que la performance. Et que le plus beau KPI, ce n'est pas un taux de conversion ; c'est le moment où un dirigeant dit « ah mais en fait c'est pas si compliqué ».
C'est pour ça que j'ai créé Boost Academy juste après. Pas pour former des experts ; pour donner confiance à des gens qui pensaient que l'IA n'était pas pour eux.